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Billets marqués comme live actionMardi, 26 février 2013Le moving logo de Canal+ Régie
Depuis le 2 janvier dernier, ce n'est plus Screenvision mais Canal+ Régie qui assure la commercialisation des écrans publicitaires des salles du réseau UGC. Une victoire importante pour la "régie des CSP+", qui voit là un nouvel espace de développement après l'arrivée dans le monde de la télévision gratuite (iTélé, D8, D17).
Ce contrat pluriannuel appelait la mise en place d'un moving logo, réalisé par la Direction Artistique du groupe Canal+. Olivier Schaack, Directeur Artistique, et Olivier Degrave, qui a conçu ce générique, reviennent pour lenodal sur le dispositif qu'ils ont créé pour l'occasion. ![]() valoriser le partenariat « L'idée de base était de souligner autant que possible cette union entre Canal+ Régie et UGC, explique Olivier Schaack. Jouer sur leurs logos était sans doute la façon la plus naturelle de la faire. » Olivier Degrave complète : « Les deux logotypes, s'ils semblent très différents, ont en fait des points communs dans leur construction. Nous les avons positionnés et dimensionnés de sorte à ce que leurs tracés régulateurs s'accordent. Ainsi, le soulignage d'UGC est aligné sur le cartouche de Canal+. On retrouve aussi les cercles de construction des trois lettres U, G et C dans le G de "régie". Enfin, les deux logos ont une dominante bleue. » ![]() créer une "œuvre" Ce principe acquis, la Direction Artistique a souhaité rester fidèle aux fondamentaux de l'identité visuelle de Canal+ : le jeu sur la matière et sur la lumière. Pour O. Degrave, « Outre la lumière, une des cultures historiques dans l'habillage de Canal+ est celle de la précision. Et quand on pense "lumière" et "précision", on arrive assez logiquement à l'idée d'utiliser le laser. Nous avons donc contacté un spécialiste du contrôle de ce type de faisceaux. Le "contrôle" était vraiment le maître mot. Nous ne voulions pas d'un moving logo qui fasse penser à l'éclairage d'un concert de musique pop ou électro. Parallèlement, nous avons fait fabriquer les deux logos sur des plaques de plexiglas. Elles sont dépolies sur les bords, ce qui permet de propager facilement la lumière, même si l'on n'éclaire qu'une petite surface. » La Direction Artistique et les prestataires sollicités se sont installés, trois jours durant, dans un studio de la toute-neuve Cité du Cinéma, initiée par Luc Besson. Un cadre qui a permis non seulement d'installer le dispositif lui-même (les deux plaques de plexiglas forment un ensemble de plus de 11 mètres de long) mais aussi de réaliser des plans inenvisageables dans un studio de télévision. En effet, rares sont les studios offrant une hauteur sous gril de 14 mètres. ![]() « Le fil conducteur de notre démarche est l'envie de créer une œuvre. Nous employons ce mot non pas au sens où l'on aurait la prétention de faire de l'Art, même si on cherche bien entendu à réaliser un produit esthétique, mais au sens où nous pensons qu'il y a des choses que l'on ne peut reproduire en infographie. La subtilité de la lumière, de son contact avec la matière, le grain d'une image... Tout cela mérite que l'on prenne le temps de fabriquer quelque chose qui n'existe pas que dans un ordinateur », expliquent Schaack et Degrave. Reste que produire des éléments en live action apporte son lot de contraintes... « Nous avons utilisé 2 sources laser, ce qui ne permet de générer qu'un petit nombre de faisceaux. Il faut donc les faire "rebondir" régulièrement sur des miroirs pour arriver à une construction complexe comme un tracé régulateur, explique Olivier Degrave. Nous avons passé beaucoup de temps à aligner ces faisceaux sur nos plaques de plexi. Seulement, pour voir la lumière à l'image, il faut diffuser de la fumée. La fumée salit le plexiglas ; vous devez donc le nettoyer régulièrement... Bien entendu, lorsque vous le nettoyez, vous le déplacez et vous devez tout réaligner. On fait aussi des petites découvertes... Le laser, cette lumière la plus "pure" et précise qui soit, réagit à la température ambiante. Selon que vous tournez le matin dans un studio froid ou en fin de journée, avec des appareils qui ont chauffé pendant des heures, vous n'obtenez pas le même faisceau. C'était sans fin. Nous avons heureusement pu tourner au fur et à mesure, à défaut de tout shooter le 3ème jour comme nous l'avions envisagé. » ![]() montage des éléments La Direction Artistique a ainsi quitté la Cité du Cinéma avec 600 gigaoctets de rushes sous les bras, dont certains ont été tournés dans d'autres couleurs que le bleu (illustration ci-dessus). Olivier Degrave : « Nous avons multiplié les angles de vues, ce qui permet de disposer d'une importante base de travail pour des partenariats futurs. Cela nous a aussi permis de jouer sur le montage final des éléments. Nous avons fait le choix, en générique début, de rester frontal et de ne pas trop dévoiler le dispositif lui-même. Les spectateurs sont en train de s'installer dans la salle de cinéma : on veut les accompagner. On est donc dans une certaine emphase et une certaine magie, que renforce la bande-son de Norbert Gilbert. Par la suite, on montre un peu plus les ficelles et l'on est plus dynamique dans le montage : fin de la pub, le film va commencer. »
Crédits : Canal+ - Direction Artistique : Olivier Schaack, avec Olivier Degrave - Production : Fanny Bosc Réalisation : Emmanuel Baume - Chef opérateur : Thomas Robin - Lumières : Denis Pillod Régisseur : Marcus Pradines - Musique : Norbert Gilbert J. Magne Samedi, 15 décembre 2012Le nouvel habillage de Série Club
À l'heure où les séries télévisées connaissent un engouement indéniable de la part du public et de la critique, comment une chaîne thématique reconnue (elle a été fondée en 1993) peut-elle faire valoir sa programmation et sa position historique, tout en se réinventant ? C'est sans doute cette équation qui a mené Série Club à mettre à l'antenne une nouvelle identité visuelle, depuis le 9 octobre. Lenodal vous propose de décrypter cet habillage avec ses créateurs.
![]() les images en vedettes C'est Motionfanclub qui a été désigné par Série Club pour mener cette tâche à bien. Florent Duclos, Directeur artistique, explique la démarche de l'agence : « Nous sommes partis d'un état des lieux de la chaîne. Il nous a semblé que sa programmation n'était pas assez valorisée. Nous avons donc souhaité y remédier en mettant l'image au premier plan. Cela impliquait que le système graphique à créer n'empiète pas trop dessus. » De cette contrainte initiale découle l'idée d'une ligne lumineuse qui, pour Florent Duclos, « vient rythmer les montages plutôt que prendre le pas sur les images. » ![]() ![]() Cette ligne lumineuse a conduit l'agence à dissocier les mots Série et Club et donc à redessiner le logo. « On peut parler de petit lifting : la chaîne est attachée à sa marque, il n'était pas question de changement radical. Vous observerez que nous avons descendu la graisse de la partie Club pour créer davantage de contraste et faciliter la dissociation par la ligne lumineuse. Cela nous a aussi permis de jouer sur le mot Série et de l'utiliser comme marqueur des différents genres et des cases. » (cf. visuels ci-dessus) ![]() L'autopromo reprend la typographie de base du logo, à savoir le Gotham (fiche fonderie). Ce caractère, dessiné en 2000 par Tobias Frere-Jones, suscite actuellement un engouement mondial des graphistes : on le retrouve dans la presse (il a été originellement dessiné pour le magazine GQ), dans de nombreuses identités et campagnes publicitaires, mais aussi dans des contextes plus institutionnels, comme le mémorial national du 11 Septembre. Un juste retour des choses, puisque Frere-Jones s'est inspiré d'enseignes new-yorkaises des années 50 pour dessiner un caractère géométrique et intemporel. Cette sensibilité éminemment américaine semble toute indiquée pour une chaîne qui diffuse de nombreuses fictions produites outre-Atlantique.L'habillage joue des différentes graisses disponibles et de l'alternance entre haut et bas de casse. On remarquera en outre le ferrage de l'ensemble des textes sur la ligne lumineuse, ainsi que leurs couleurs, volontairement éteintes. ![]() ![]() Les idents suivent complètement la logique de mise en avant de l'image. En effet, ils sont basés sur de courts extraits des séries diffusées par la chaîne. « Nous utilisons un plug-in spécifique pour créer des ralentis forts. L'idée est de faire de ces scènes des objets esthétiques et donc de promouvoir la grille de Série Club », explique Florent Duclos.
les codes du genre Les jingles pub font partie des rares éléments purement graphiques de cet habillage. En effet, ils ont été modélisés en 3D. « Nous créons des univers visuels qui jouent sur les codes des différentes séries proposées par la chaîne : policière, judiciaire, médicale... » Là encore, l'influence américaine se fait ressentir. ![]() ![]() ![]()
Toutes ces créations sont soutenues par une bande sonore évanescente, composée par Grégory Tanélian. Crédits Agence : Motionfanclub Musique : Grégory Tanélian J. Magne Mercredi, 18 juillet 2012L'habillage de Golf+
Lancée le 4 juillet dernier pour le coup d'envoi de l'Alstom Open de France, Golf+ est une nouvelle antenne thématique du groupe Canal+, pilotée par sa direction des sports. Une chaîne « de niche », en abonnement à-la-carte et qui s'adresse aux 420 000 licenciés (et sans doute davantage de mordus) de la petite balle blanche. Olivier Schaack, Directeur Artistique, nous présente l'identité visuelle du nouveau-né.
le concept Le point de départ de cette identité est bien entendu le logo, dessiné par Marc Lescop. Il respecte la charte des chaînes thématiques "+", à savoir une construction dans un cartouche gris et l'utilisation de la typo Canal Din Black. Il comporte également un « effet woosh » qui rappelle le mouvement du club frappant une balle de golf. ![]() « Nous avons lancé un appel d'offres mi-avril. Trois agences étaient en compétition : Lazy Corner, Dream On (qui avait rhabillé Sport+ l'an dernier, NDLR) et Devilfish. C'est cette dernière qui a été retenue, leur projet ayant fait l'unanimité. » La proposition de l'agence s'appuie sur plusieurs idées-phares. La première est que le golf est une invitation au voyage. « Nous allons diffuser les 40 tournois de l'European Tour, les événements du circuit américain, les épreuves des World Golf Championships... Bref, on va voir du pays », commente Olivier Schaack. Deuxièmement, l'agence a détecté que le golf est un sport propice à la répétition. « Les mêmes gestes reviennent régulièrement, les joueurs sont des athlètes à part entière. C'est un sport de précision et très codifié. » Enfin, le golf est un sport « premium », d'abord parce qu'il cible essentiellement les CSP++, mais aussi « parce qu'il est prétexte à l'utilisation de beaux objets : les différents types de clubs, la balle, les tees... » La proposition de Devilfish synthétise ces idées en mettant en scène un joueur de golf exécutant un même mouvement en différents lieux. Les idents (vidéos ci-dessous) suivent ce scénario à la lettre.
Cet habillage exploite les possibilités offertes par le motion control, une technologie popularisée à la fin des années 70 par les effets spéciaux de Star Wars et couramment utilisée de nos jours. Rappelons qu'elle consiste à asservir un mouvement de caméra motorisé (un travelling, par exemple) à un pilotage informatique. Il en résulte une parfaite répétition dudit mouvement sur plusieurs prises, ce qui permet de tourner séparément plusieurs « couches » d'éléments en vue d'un compositing. ![]() ![]() ![]() Dans le cas de l'habillage de Golf+, des joueurs ont été placés sur un plateau rotatif et ont répété plusieurs fois un même mouvement, un swing par exemple. Le tournage sur fond bleu avec points de tracking a par la suite permis d'incruster les différents greens. Le sound design a été, quant à lui, pris en charge par le service des sports de Canal+. les jingles pub « Les jingles pub n'ont pas été tournés en studio, contrairement aux idents. Le dispositif technique ne l'exigeait pas ; on est donc allé sur le terrain (le prestigieux green de St George's Hill) avec un EOS 5D. Ici, on illustre différemment l'idée de répétition : il s'agit davantage de présenter les différents gestes qui peuvent être exécutés ad lib par un joueur professionnel. Notez cependant que nous déconstruisons la narration grâce à différentes valeurs de plans et grâce au montage, dans le but de ne pas diffuser des éléments trop linéaires et de ne pas lasser », explique Olivier Schaack. ![]() ![]() Le tout est appuyé par un effet woosh sonore et visuel qui rappelle la construction du logo. Au total, cinq jingles pub et autant d'idents ont été produits par Devilfish pour Golf+.
l'autopromo Par ailleurs, des « matières » ont été tournées par Devilfish pour servir de base au kit autopromotion. Elles sont utilisées dans les synthés, pour les packs de bandes-annonces et enfin comme boucle de nuit. Pour Olivier Schaack, « cela reste cohérent avec l'univers visuel de Canal+, qui est construit sur un jeu de fabrication d'images abstraites à partir d'éléments concrets. Cela permet aussi de mettre en valeur le grand raffinement de ces objets. » ![]() ![]() On remarquera enfin que l'ensemble de l'habillage est conforme au gabarit 9 pistes élaboré l'an passé par Devilfish pour l'ensemble des thématique "+". Crédits : Canal+ - Direction Artistique : Olivier Schaack ; avec Olivier Degrave, Marc Lescop, Astrid Hughes Devilfish - Richard Holman, Daniel Eatock, Grant Gilbert J. Magne Mardi, 8 novembre 2011Les coulisses du nouvel habillage de France 2
Deux mois après sa mise à l'antenne, la nouvelle identité visuelle de France 2 nous est désormais tous familière. Mais au-delà de la présentation que nous avions pu vous en faire, nous avons voulu en savoir davantage sur son élaboration, et les enjeux stratégiques qui lui sont liés. Nous vous proposons donc de découvrir les coulisses de ce nouvel habillage au travers d'une rencontre avec Stephen Harlé (France 2), Fred Grivois et Capucine Charbonnier (Gang Digital).
Le moins que l'on puisse dire de Stephen Harlé est qu'il connait bien France 2. Directeur Artistique depuis 2000, il a auparavant travaillé durant une dizaine d'années au service communication de la chaîne. Fred Grivois, qui se définit lui même comme un "électron libre", n'en connait pas moins bien la chaîne. Après avoir travaillé pour l'agence Gédéon ou comme indépendant pour des diffuseurs comme TF1 et MTV Asia, il a signé pour France 2 les jingles pub et idents des habillages lancés en 2002 (les "trompe-l'oeil", avec Wanda) et 2008 (les "splits", avec Ultimatum). Pour l'appel d'offres lancé en mai 2011, Fred Grivois s'est associé à l'agence Gang Digital, spécialisée dans la publicité multimédia et la communication 360°. Fred Grivois et Gang Digital ont remporté les deux lots (idents d'une part, autopromotion d'autre part) de ce dernier appel d'offres à l'unanimité du jury. Celui-ci était composé, bien sûr, de la Direction Artistique de la chaîne mais également de l'ensemble des personnels de Direction concernés par ce changement d'identité. pourquoi un nouvel habillage ? "Ce changement était nécessaire pour la vie de l'antenne", lance en introduction Stephen Harlé. "Il s'agit bien sûr de rester dans l'air du temps mais aussi de changer de logique d'écriture. De mon point de vue, l'habillage précédent (lancé en 2008) était une étape intermédiaire imposée par le basculement de la diffusion au format 16/9, d'une part, et la suppression de la publicité après 20h, d'autre part. L'identité mise à l'antenne ce 5 septembre constitue une étape au moins aussi importante que ce qui s'est passé en 2002." ![]() 2011 marque en effet la fin du "traitement H", autrement dit d'un habillage safe 14/9 : désormais, l'identité de France 2 s'exprime en Full 16/9. Le bug antenne et les synthés se rapprochent un peu plus des bords de l'écran, l'espace-image est utilisé au maximum. Ce projet est également l'occasion de mettre en place des règles rendant l'identité de la chaîne globalement plus cohérente ; par exemple, le bug antenne apparait désormais en haut à droite pendant les journaux, comme c'est le cas pour les autres programmes. le flux comme un contenu premium Mais le principal changement consiste donc en une nouvelle logique d'écriture, contrainte présente dans le brief de la chaîne comme dans la réponse apportée par l'agence. "Il s'agissait de re-'premiumiser', d'événementialiser le flux de France 2", explique Stephen Harlé. Fred Grivois complète : "Aujourd'hui il y a une multitude de façons de consommer la télévision. On peut bien sûr l'enregistrer et la regarder en décalé, visionner les programmes en VOD sur pluzz.fr, sur son ordinateur, son smartphone... Mais ce qui fait la force de la télévision, encore maintenant, c'est qu'il s'agit d'un rendez-vous où l'on se retrouve ensemble, souvent en famille. Dans notre jargon interne, nous avons pris l'habitude de qualifier ce rendez-vous antenne d'avant-première... Il nous a donc semblé important de faire passer cette notion au premier plan." ![]() Dans les bandes-annonces, la date et l'heure de diffusion sont les informations les plus visibles, avant le nom du programme. l'autopromo De là découlent la suppression des cartons-titres et la mise en valeur de l'horaire dans l'autopromo. Son design a été confié à la graphiste Amélie Vappereau. Diplômée de l'ESAG Penninghen, ancienne stagiaire au sein de la chaîne publique, elle a signé de nombreux génériques pour France Télévisions. ![]() Eléments issus de la première présentation de l'agence à la chaîne Stephen Harlé raconte : "Amélie a la connaissance des valeurs de France 2 mais surtout une incroyable capacité à organiser, structurer les nombreuses informations que l'on doit véhiculer au travers de l'habillage." Fred Grivois ajoute : "C'est le fameux 'design suisse' d'Amélie... Son travail est redoutablement efficace." construire autour du logo Fred Grivois précise ensuite : "Nous avions bien sûr plusieurs contraintes, à savoir la préservation du logo et de la typo Heldustry, ce qui est d'ailleurs beaucoup plus agréable en terme de créativité que de partir d'une page vierge. Une autre contrainte était d'assurer la lisibilité de l'habillage sur tous les supports que nous avons évoqués (pluzz.fr, smartphones...) ; c'est aujourd'hui incontournable. Partant de là, nous avons décidé de construire 'autour du logo' plutôt que de l'utiliser en tant que tel. C'est comme ça qu'est né l'origami." Stephen Harlé complète : "En jouant sur les lignes de force du logo et lignes d'horizons des programmes, on donne du relief à l'image." ![]() ![]() Eléments issus de la première présentation de l'agence à la chaîne L'ouverture des bandes-annonces présente un mot résumant le programme. "Cela peut-être très informatif mais aussi décalé, ce qui est vraiment dans l'esprit de France 2 où l'on peut voir des bandes-annonces inconcevables ailleurs... J'ai en mémoire des montages particulièrement impertinents pour les films Matrix et Rambo 2. Du coup ce mot d'entrée devient un espace de liberté supplémentaire pour le rédacteur", explique Fred Grivois. ![]() Cette refonte touche aussi l'habillage dynamique, avec un système plus ouvert permettant l'insertion de phrases complètes. Il n'est aussi plus cantonné à une zone précise de l'écran. les idents : un jeu narratif L'autre volet de l'appel d'offres concernait bien sûr les idents, déclinés en jingles pub. "J'avais envie de proposer quelque chose de différent", lance Fred Grivois. "Le point nodal des habillages de 2002 et 2008 était le jeu visuel, qu'il s'agisse du trompe l'oeil ou du split. Ce jeu visuel devient maintenant un jeu narratif. On n'est plus dans une démarche purement graphique ; il s'agit de raconter une histoire." ![]() Ces "histoires" ont été conçues en collaboration avec Thomas Bidegain (co-scénariste d'Un Prophète de Jacques Audiard) et Noé Debré, déjà rédacteurs sur les précédents idents. "On travaille souvent avec des scénaristes de cinéma. Ce genre de projets est un peu une récréation pour eux... En plus, Thomas et Nicolas connaissaient parfaitement les contraintes d'écriture des idents, à savoir l'impératif de pouvoir les décliner en versions courtes," explique Fred Grivois.
les idents : le tournage "Ces idents ont été conçus comme de petits films de pub. Nous avons réunis environ 200 figurants... On peut dire que nous les avons épuisé : ce genre de tournage est très athlétique, il faut répéter encore et encore des actions précises pour différentes prises et divers angles de vue. Nous avons pu tourner 2 à 3 idents de 30 secondes par jour, sur 14 jours de tournage en Thaïlande... Avec dans nos bagages quelques accessoires originaux, comme les fameux ballons de rubgy France 2." ![]() Feuille de tournage ![]() ![]() Photos de tournage Fred Grivois utilise deux caméras Red One MX, "qui permettent un meilleur rendu que le Canon 5D, très en vogue actuellement". Certaines idées non exploitables sur un format de 30 secondes ont également été tournées, pour une utilisation en jingles pub autonomes (certains sont actuellement très visibles sur l'antenne de France 2).
Stephen Harlé précise le message de cet habillage : "On reste dans le supplément d'âme de France 2, une grande chaîne de service public qui n'infantilise pas les spectateurs mais cherche à créer une connexion forte avec eux, à jouer l'impertinence." Fred Grivois ajoute : "Je suis heureux de voir que la chaîne ait accepté de mettre à l'antenne des idents aussi 'osés'. J'entends par là qu'il fallait oser ne pas placer le logo de France 2 en plein pot mais l'intégrer dans le live action, inciter les gens à le retrouver. Il fallait oser placer les acteurs, miroirs des téléspectateurs, dans une situation de jeu... Je pense que c'est un pari pertinent : le jeu, la famille, en un mot le temps partagé deviennent des valeurs en eux-mêmes." Stephen Harlé conclue : "Reste maintenant à faire vivre cette identité. La saison s'annonce chargée. Nous avons lancé un nouvel habillage pour 'Envoyé Spécial' le 6 octobre. On travaille bien sûr déjà sur Noël, mais je ne vous en dis pas plus pour l'instant ! Il y aura surtout la Présidentielle, les Législatives mais aussi les J.O. de Londres, l'Euro de football... Avec toute cette actu, je pense que notre habillage, basé sur le partage, a de beaux jours devant lui..." Crédits France 2 - Direction Artistique : Stephen Harlé, assisté de Stéphanie Rivaillon et Muriel Saule Gang Digital - Conception, Réalisation : Fred Grivois ; Scénario : Thomas Bidegain, Noé Debré ; Graphisme : Amélie Vappereau ; Musique : Rob ; Production : Capucine Charbonnier, Jean Duhamel J. Magne, J. Frarier
Posté par Johann
dans France 2
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Tags pour ce billet: 16/9e, bandes-annonces, france 2, habillage, idents, live action, logo, origami, rouge
Lundi, 25 juillet 2011Exclusif : France 3 changera d'habillage le 5 septembre
C'est confirmé : la plupart des chaînes du groupe France Télévisions (France 2, France 3, France 4 et France Ô) changeront bien d'habillage à la rentrée prochaine - le 5 septembre pour être précis.
Nous vous proposons aujourd'hui de nous attarder sur le cas de France 3. Laurent Sauvage, Directeur Artistique de France 3, présente en exclusivité pour lenodal la réflexion ayant présidé à la création de cette nouvelle identité visuelle. "Le point de départ est d'accompagner le renouveau de France 3. La chaîne va remettre l'accent sur ses programmes régionaux et sur sa proximité avec son audience... La proximité est vraiment notre ADN et en aucun cas un argument marketing. Un chiffre suffit à s'en convaincre : sur les près de 5000 salariés travaillant pour France 3, seuls 600 sont implantés à Paris. Nous voulions surtout mettre à l'antenne un habillage qui soit le reflet de nos valeurs : respect du public, de son intelligence, de sa diversité... Les études dont nous disposons montrent que les téléspectateurs comprennent notre discours, qui consiste à proposer plutôt qu'à vendre. Il s'agit enfin d'user de complicité et même d'humour dans notre rapport aux gens, de les impliquer." "Notre dernière signature, en terme visuel, c'est la modernité. France 3 a une longue tradition de ce côté-là, notamment grâce à mon prédécesseur Alain Vautier (NDLR : l'actuel directeur des programmes de France 2, qui pilote également la refonte de l'habillage transversal de France Télévisions), et nous entendons bien continuer à être une chaîne pionnière en matière d'expression graphique." Une modernité qui semble payer puisque la Direction Artistique de France 3 vient tout juste d'être auréolée d'un Red Dot Award en Allemagne dans la catégorie "best of the best" pour son habillage de Noël. Avec 8 récompenses, France 3 a été la chaîne la plus primée en 2011 dans les compétitions artistiques. C'est Gédéon qui a été retenue par la Direction Artistique pour donner vie au brief conçu par la chaîne. Nous vous proposons de découvrir en avant-première deux visuels issus des storyboards préparés par l'agence. ![]() "Le concept pourrait se résumer avec la célèbre devise 'un pour tous, tous pour un'. L'écran est divisé en 24 cases représentant les 24 régions de France 3. On y présente des scènes universelles, de la vie quotidienne. Chaque case comprend un extrait vidéo différent, ce qui est très ambitieux graphiquement. À la fin, ces 24 images n'en forment plus qu'une." ![]() Cette construction s'inspire des travaux de David Hockney, peinte et photographe britannique dont l'oeuvre repose en grande partie sur des collages et images composites. Laurent Sauvage évoque également des références dadaïstes : en effet, les rushes contenus dans chacune des 24 cases peuvent être juxtaposés sans logique préalable ou sans continuité dans l'emplacement d'un élément, dans l'architecture, etc. "20 idents sont d'ores et déjà en production et seront déclinés en jingles pub. Notre habillage continuera d'être saisonnier, ce qui est une autre spécificité de France 3. Avec les idents, beaucoup d'autres éléments de flux (comme les jingles de partenariat ou "France 3 présente") vont également être modifiés et reprendront le concept des 24 cases, avec un soin particulier apporté à la présence des régions et aux déclinaisons de l'habillage qui leur seront destinées. Nous avons par contre décidé de conserver notre kit d'autopromotion actuel. Celui-ci nous semble en effet bien identifié, efficace et moderne. Il sera peut-être amené à évoluer dans les mois à venir, mais les fondamentaux comme l'onglet bleu ou la typo resteront en place." "Nous avons beaucoup apprécié l'approche moderne et singulière de Gédéon... Il peut parfois arriver d'être déçu lors de la production d'un élément. Ça n'a pas été le cas ici, bien au contraire. Le rendu final sera d'une qualité bien supérieure à ce que l'on peut déjà voir sur le storyboard. Nous espérons que cet habillage sera apprécié de nos téléspectateurs et mettra au mieux en valeur les programmes de France 3", conclut avec enthousiasme Laurent Sauvage. À noter, parallèlement à cette nouvelle identité, le lancement d'une campagne corporate créée par l'agence TBWA et dont l'accroche sera dévoilée le 12 septembre, pour la conférence de rentrée de France 3... D'ici là, d'autres visuels des nouveaux habillages des chaînes France Télévisions seront à découvrir sur lenodal. J. Magne mise à jour 06/08/2011 : ci-dessous un premier jingle diffusé sur l'antenne de France 3 Paris Ile de France, et un teaser publié sur la chaîne Youtube de France 3 Provence
Lundi, 18 juillet 2011Canal+ Family fait évoluer son habillage
Un peu moins de deux ans après son lancement, la déclinaison familiale des chaînes Canal+ vient de subir, le 2 juillet dernier, un léger rebranding.
Olivier Schaack, Directeur Artistique du groupe Canal+, revient pour lenodal sur cette évolution. "Notre service marketing a identifié un problème de cible avec l'identité précédente. Les graphismes en place étaient trop axés sur l'enfance, alors que Family est comme son nom l'indique une chaîne qui cible la famille dans son ensemble, les petits comme les parents. Cet aspect transgénérationnel a été difficile à rendre à l'image, car il repose souvent (au cinéma par exemple) sur différents degrés d'humour, sur les dialogues." explique Olivier Schaack. Pour palier à ce souci identitaire, la chaîne cryptée a renouvelé sa confiance en l'agence anglaise Devilfish, qui a relooké l'ensemble des chaînes Canal+ en août 2009 et récemment signé le gabarit commun des chaînes thématiques de Canalsat (notre article). ![]() "L'idée est de repartir des fonds en live action qui font la patte de Canal+. Cependant, ils sont cette fois-ci beaucoup moins abstraits. Le côté décalé qui nous caractérise est introduit par le graphisme : des formes plus ou moins géométriques envahissent l'écran, en rythme sur la musique de Malcolm Goldie." Une vingtaine d'idents est d'ores et déjà à disposition de la D.A., qui assurera leur rotation sur l'antenne. Il n'est pas envisagé à l'heure actuelle d'y introduire de la saisonnalité, "sauf peut-être pour Noël" précise Olivier Schaack.
À noter, le travail effectué sur la typographie pour les cases : des lettres et symboles envahissent l'écran avant de dévoiler l'intitulé de la programmation. ![]()
On retrouve ces principes pour l'autopromotion. Mais à la différence de ceux de ses grandes soeurs, les packshots des bandes-annonces de Family "cassent" le partage en quatre de l'écran : les graphismes identifiants de la chaîne s'échappent de l'encart textuel pour occuper tout l'écran. ![]()
L'habillage dynamique bénéficie également de ce lifting : ![]() Crédits Canal+ - Direction Artistique : Olivier Schaack Assisté d'Olivier Degrave, Astrid Hughes et Juliette Clerc Devilfish : Richard Holman, Daniel Eatock, Grant Gilbert Musique : Malcolm Goldie J. Magne
Posté par Julien
dans Canal+
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Tags pour ce billet: abstrait, bandes-annonces, canal+, couleur, devilfish, idents, live action, typo
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